Registre phytosanitaire numérique obligatoire au 1er janvier 2027 : ce qui change

À compter du 1er janvier 2027, toute exploitation agricole devra tenir son registre des interventions phytosanitaires sous forme numérique : les versions manuscrites, y compris scannées en PDF, ne seront plus acceptées. Le registre doit être conservé cinq ans à compter de la dernière information enregistrée et présenté à l'administration en cas de contrôle.

Ce que dit la règle

L'enregistrement des interventions phytosanitaires n'est pas nouveau : tout exploitant est déjà tenu de consigner les applications réalisées sur son exploitation, pour assurer la traçabilité des produits et permettre le contrôle. Ce qui change au 1er janvier 2027, c'est le SUPPORT.

Jusqu'ici, le support était libre : carnet de plaine, fiche parcellaire, tableur, logiciel. À partir de cette date, l'enregistrement devra être numérique. Un carnet manuscrit ne suffira plus, et le scanner en PDF ne le rendra pas conforme pour autant.

Ce qu'il faut enregistrer, intervention par intervention

  • la dénomination commerciale du produit phytopharmaceutique employé ;
  • la quantité utilisée ;
  • la parcelle concernée, identifiée par son numéro d'îlot et son numéro de parcelle ;
  • la date d'application ;
  • la surface traitée.

Combien de temps faut-il le conserver ?

Cinq ans à compter de la dernière information enregistrée. Le registre doit rester à la disposition des administrations compétentes pendant toute cette durée. Il fait partie des points vérifiés au titre de la conditionnalité des aides PAC.

Un tableur suffit-il ?

Oui, sur le principe : un fichier tableur est un format numérique, et il est recevable dès lors qu'il contient toutes les informations exigées. La difficulté n'est pas réglementaire, elle est pratique. Un tableau tenu à la main se remplit rarement le soir même, les numéros d'îlot y sont recopiés de mémoire, et une année de traitements sur trente parcelles devient vite illisible.

C'est exactement le travail qu'une application de gestion parcellaire fait à votre place : elle connaît déjà vos parcelles et leurs numéros d'îlot puisqu'elle les a importés de votre déclaration PAC, elle horodate l'intervention, et elle ressort le registre sur la période demandée.

Comment s'y préparer sans attendre décembre 2026

  • importer son parcellaire depuis son export PAC, pour que les numéros d'îlot soient justes dès le départ ;
  • saisir les interventions au fil de l'eau plutôt qu'en rattrapage, seule méthode qui tienne sur une campagne entière ;
  • vérifier que l'outil choisi ressort un registre exportable, contrôlable et conservable cinq ans ;
  • commencer sur la campagne en cours : arriver au 1er janvier 2027 avec une habitude déjà prise coûte infiniment moins cher qu'une bascule dans l'urgence.

Questions fréquentes

Le registre phytosanitaire numérique est-il obligatoire pour toutes les exploitations ?
Oui. L'obligation de tenir le registre sous forme numérique à compter du 1er janvier 2027 concerne toutes les exploitations agricoles.
Un registre manuscrit scanné en PDF est-il accepté après 2027 ?
Non. Les versions manuscrites, même numérisées, ne seront plus acceptées à partir du 1er janvier 2027.
Combien de temps faut-il conserver le registre phytosanitaire ?
Cinq ans à compter de la dernière information enregistrée, à la disposition des administrations en cas de contrôle.
Quelles informations doivent figurer dans le registre ?
La dénomination commerciale du produit, la quantité utilisée, la parcelle concernée avec son numéro d'îlot, la date d'application et la surface traitée.

Sources

Données relevées sur ces pages officielles le 21 juillet 2026. Une donnée agricole se périme : vérifiez la source avant de la reprendre dans un dossier.

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